Dans cet épisode du balado *umea,* je vous amène avec moi sur l'Everest — non pas juste pour vous raconter l'ascension, mais pour vous partager ce que personne ne dit assez: les doutes, les erreurs, les moments où tout bascule, et cette ligne ultra fine entre ambition et lucidité.
C'est la première partie d'une série en deux épisodes où je vous ouvre les portes de cette expédition de deux mois au Népal, de janvier à mai 2024, qui a culminé avec l'atteinte du sommet de l'Everest le 20 mai, le jour de mes 30 ans.
Mais avant d'arriver là, il y a eu tellement de choses. Une blessure trois mois avant le départ qui m'a empêchée de m'entraîner comme je le voulais. Un trek du camp de base avec dix Québécois qui sont devenus ma famille. Une première montagne, Le Boucher East, qui devait être facile mais qui a failli tout arrêter. Un œdème pulmonaire à 6200 mètres d'altitude qui m'a forcée à redescendre en hélicoptère, à rester deux semaines dans l'incertitude totale, à me demander si mon rêve venait de m'échapper entre les mains.
Et puis, il y a eu la décision de continuer. De croire en moi malgré les doutes des autres. De me reposer, de récupérer, de faire confiance à mon corps. Et éventuellement, de recevoir l'autorisation médicale pour poursuivre — alors que normalement, après un œdème pulmonaire, on arrête tout.
*Dans cet épisode, j'explore:*
• Ma blessure au psoas trois mois avant le départ — et pourquoi je l'ai gardée secrète pour ne pas faire face aux peurs des autres
• Comment on sait si on est prêt pour l'Everest — et pourquoi on ne le sait jamais vraiment
• Ma mentalité en alpinisme: se rendre le plus loin possible en santé et en sécurité, pas atteindre le sommet coûte que coûte
• Combien coûte une expédition sur l'Everest — environ 150 000 $ dans mon cas — et comment les commanditaires fonctionnent
• Le trek du camp de base avec dix Québécois — et comment ces inconnus sont devenus ma famille
• L'ascension de Le Boucher East — et l'erreur monumentale que j'ai faite en continuant de pousser malgré les signaux de mon corps
• Mon œdème pulmonaire à 6200 mètres — le moment où j'ai réalisé que je ne pouvais pas contrôler tout
• La descente en hélicoptère à Ferrice, puis à Namche — et les deux semaines d'incertitude totale
• Le moment le plus difficile de toute l'expédition: ne pas savoir si j'allais avoir la chance de réaliser mon rêve
• La phrase du docteur Behrouz qui a tout changé: « Emma, tes poumons sont récupérés à 100%, tu es good to go »
• La vie au camp de base à 5400 mètres — la communauté, les repas, les hélicoptères, les avalanches, et cette solitude qui n'en est pas vraiment une.
• Le départ pour le summit push — et le moment où tout a basculé au Camp 4
• Les 275 personnes qui tentaient le sommet le même jour — et pourquoi c'était particulièrement dangereux
• Le retard catastrophique qui a fait en sorte qu'on est arrivés au Camp 4 à 18h au lieu de midi — et pourquoi j'ai cru que mon sommet m'échappait entre les mains
Je parle avec une vulnérabilité totale de ce que personne ne dit assez: que l'alpinisme, ce n'est pas juste une question de force physique ou mentale. C'est une question d'humilité face à la montagne. De lucidité face au risque. D'acceptation face à l'incertitude. Et surtout, de capacité à se demander: est-ce que je suis ambitieuse ou est-ce que je suis en train de mettre ma vie en danger?
*Un épisode essentiel pour toutes celles et ceux qui rêvent de repousser leurs limites, qui croient au pouvoir de la résilience, et qui veulent comprendre ce que ça signifie vraiment de gravir la plus haute montagne au monde.*
Rendez-vous dans deux semaines pour la partie 2 — où je vous amène dans la zone de la mort, jusqu'au sommet, et à travers les décisions les plus difficiles de ma vie.
Le podcast est présenté par Atmosphere
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Stratégie contenu: Camille Hébert